Coureur souffrant d’une périostite tibiale

Périostite tibiale du coureur : comprendre, reprendre et bien nourrir ses os

Clément, diététicien-nutritionniste

En bref : la périostite tibiale (syndrome de stress tibial médial) donne une douleur diffuse le long de la face interne du tibia. Elle touche surtout les coureurs débutants ou ceux qui augmentent vite leur volume. Elle traduit un os et des tissus qui ne suivent plus la charge : la priorité est d’adapter l’entraînement. Une douleur très localisée sur un point de l’os doit faire consulter rapidement.

Comment la reconnaître ?

Zone de douleur de la périostite tibiale sur la face interne du tibia
  • Douleur diffuse sur plusieurs centimètres le long du bord interne du tibia.
  • Elle apparaît en début de séance, peut s’atténuer à l’échauffement puis revenir.
  • Elle est sensible à la palpation.

Le périoste est la membrane qui entoure l’os. Les contraintes répétées de la course stimulent le remodelage de l’os ; quand elles augmentent plus vite que sa capacité d’adaptation, la zone devient douloureuse.

Quand consulter ? Une douleur très localisée sur un point précis de l’os, présente au repos ou la nuit, ou qui s’aggrave malgré la baisse d’entraînement doit être examinée rapidement par un médecin : elle peut évoquer une fracture de fatigue. Les compléments alimentaires ne remplacent ni un diagnostic ni une prise en charge.

Les causes fréquentes

  • Volume ou intensité augmentés trop vite, notamment en reprise ou en début de préparation ;
  • Surfaces toujours dures ;
  • Chaussures usées ;
  • Manque de force des mollets et des muscles du pied ;
  • Apports alimentaires insuffisants par rapport à l’entraînement.

Reprendre progressivement

  1. Réduire la charge jusqu’à ce que la douleur se calme ; le vélo ou la natation permettent souvent de garder la forme.
  2. Renforcer mollets, tibial postérieur et muscles du pied.
  3. Réintroduire la course par paliers, sur surfaces plus souples, en surveillant la réaction le lendemain.

Le plan de reprise étape par étape est détaillé dans Reprendre la course après une douleur au tibia.

Nourrir ses os : vitamine D, calcium et énergie

L’os a besoin d’énergie, de protéines, de calcium et de vitamine D pour suivre la charge d’entraînement. Un déficit énergétique prolongé est un facteur de fragilité osseuse bien identifié chez les coureurs.

  • Calcium : produits laitiers, eaux minérales riches en calcium, amandes, certains légumes verts. Optimisez l’alimentation avant de penser complément.
  • Vitamine D : elle contribue à l’absorption et à l’utilisation normales du calcium et au maintien d’une ossature normale. Les apports sont souvent bas d’octobre à mars ; un dosage sanguin permet de faire le point. Notre vitamine D3.
  • Magnésium : il contribue au maintien d’une ossature normale. Notre magnésium bisglycinate.

Vitamine D3 Adenos Nutrition

Questions fréquentes

Comment reconnaître une périostite tibiale ?

La périostite tibiale se traduit par une douleur diffuse sur plusieurs centimètres le long du bord interne du tibia, sensible à la palpation. Elle apparaît souvent en début de séance, peut s'atténuer à l'échauffement puis revenir.

Peut-on courir avec une périostite tibiale ?

La priorité est de réduire la charge d'entraînement jusqu'à ce que la douleur se calme, en gardant la forme avec le vélo ou la natation si besoin. La course se réintroduit ensuite par paliers, sur des surfaces plus souples, en surveillant la réaction le lendemain.

Quelle est la différence entre une périostite et une fracture de fatigue ?

La périostite donne une douleur diffuse le long du tibia, alors qu'une douleur très localisée sur un point précis de l'os peut évoquer une fracture de fatigue. Si la douleur est localisée, présente au repos ou la nuit, ou s'aggrave malgré la baisse d'entraînement, consultez rapidement un médecin ou un kinésithérapeute.

Quels nutriments pour les os du coureur ?

L'os a besoin d'énergie, de protéines, de calcium et de vitamine D pour suivre la charge d'entraînement. La vitamine D contribue au maintien d'une ossature normale, et ses apports sont souvent bas d'octobre à mars ; découvrez notre vitamine D3.

Pour aller plus loin

Les compléments alimentaires ne remplacent pas une alimentation variée et équilibrée ni un mode de vie sain.

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