Douleurs au genou en running : quelle place pour la nutrition ?
Clément, diététicien-nutritionnisteShare
En bref : la nutrition ne soigne pas une douleur de genou, mais elle conditionne la capacité des tissus à s’adapter à l’entraînement et au renforcement. Les priorités : manger assez, couvrir ses besoins en protéines, puis vérifier quelques micronutriments clés.
Les structures du genou sollicitées en course
- L’articulation entre rotule et fémur : syndrome rotulien.
- Le tendon rotulien : tendinopathie rotulienne.
- La bandelette ilio-tibiale : syndrome de l’essuie-glace.
- Les ménisques et le cartilage.

Priorité n°1 : manger assez
Un déficit énergétique prolongé, fréquent chez les coureurs à fort volume, freine l’adaptation des tissus et la récupération. Avant tout complément, vérifiez que vos apports suivent votre entraînement.
Priorité n°2 : les protéines
Tendons, ligaments et muscles se renouvellent à partir des protéines alimentaires. Répartissez-les sur la journée, notamment après les séances de renforcement.
Les micronutriments à surveiller
- Vitamine D : elle contribue au maintien d’une ossature normale et d’une fonction musculaire normale. Les apports sont souvent bas en hiver ; un dosage sanguin permet de faire le point. Notre vitamine D3.
- Vitamine C : elle contribue à la formation normale de collagène pour assurer la fonction normale des cartilages. Fruits et légumes frais en apportent ; notre collagène marin Naticol® en contient aussi.
- Magnésium : il contribue à une fonction musculaire normale et à réduire la fatigue. Notre magnésium bisglycinate.
- Oméga-3 : privilégiez les poissons gras une à deux fois par semaine.
Et le collagène ?
Il fait l’objet de recherches chez le sportif, mais les résultats restent limités et ne permettent pas de lui attribuer un effet sur la douleur. Nous détaillons ce point dans Douleur au genou et collagène : ce que l’on sait vraiment.
Quand consulter ? Une douleur qui persiste au-delà de quelques jours, qui s’aggrave, qui apparaît au repos ou s’accompagne d’un gonflement doit être examinée par un médecin, un kinésithérapeute ou un podologue. Les compléments alimentaires ne remplacent ni un diagnostic ni une prise en charge.
Questions fréquentes
Que manger quand on a mal au genou en courant ?
La priorité est de manger assez et de couvrir vos besoins en protéines, réparties sur la journée. Un déficit énergétique prolongé freine l'adaptation des tissus et la récupération. Ajoutez des fruits et légumes frais, et des poissons gras une à deux fois par semaine.
Le collagène est-il efficace contre la douleur au genou ?
Les recherches chez le sportif restent limitées et ne permettent pas d'attribuer au collagène un effet sur la douleur. En revanche, la vitamine C contribue à la formation normale de collagène pour assurer la fonction normale des cartilages. Les fruits et légumes frais en apportent.
Quelles vitamines et quels minéraux surveiller pour les genoux du coureur ?
Vitamine D, vitamine C et magnésium sont les micronutriments à surveiller en priorité. La vitamine D contribue au maintien d'une ossature normale et d'une fonction musculaire normale, et un dosage sanguin permet de faire le point sur vos apports. Le magnésium contribue à une fonction musculaire normale et à réduire la fatigue ; voir aussi les carences fréquentes chez les coureurs.
Quand consulter pour une douleur au genou ?
Consultez un médecin ou un kinésithérapeute si la douleur persiste au-delà de quelques jours, s'aggrave, apparaît au repos ou s'accompagne d'un gonflement. Un podologue peut aussi être consulté. Les compléments alimentaires ne remplacent ni un diagnostic ni une prise en charge.
Pour aller plus loin
- Syndrome rotulien et TFL : comprendre les douleurs de genou
- Les carences fréquentes chez les coureurs
- Collagène marin ou bovin ?
Les compléments alimentaires ne remplacent pas une alimentation variée et équilibrée ni un mode de vie sain.
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